5 syndromes courants qui affectent les managers

Dans cet article, nous allons explorer les sujets suivants :

  • L’exigence de leadership
  • Cette exigence s’applique-t-elle également à votre manager ?
  • Quels comportements observez-vous chez ce dernier ?
  • Comprendre et gérer votre manager
  • Êtes-vous à l’abri de ces troubles ?

En tant que manager, vous êtes conscient de la difficulté de la tâche qui vous incombe. Et, ces dernières années, une pression supplémentaire s’est ajoutée à vos épaules.

L’exigence d’être un « leader » plutôt qu’un « manager » semble être omniprésente. Et la diffusion de ce message a pris des proportions exponentielles.

Dans quasiment tous les articles sur le business que vous lisez, dans les formations que vous suivez et dans les événements professionnels auxquels vous assistez.

C’est partout une ambition, voire une exigence.

Le message est clair : « manager » semble être un concept du passé ; vous devez vous comporter comme un « leader ».

👉 Qu’en est-il de votre propre manager ?

Le leadership doit commencer avec vous, mais ne doit pas se terminer avec vous.

Si le leadership n’est pas vérifié dans les faits, cette injonction n’est qu’un simple mantra.

Votre manager, quel que soit son style de management, même si vous pensez qu’il est loin d’être un « leader », attendra de vous que vous fassiez la preuve de vos compétences en matière de leadership.

Lorsque vous prenez le temps de réfléchir au style de management de votre propre manager, dans certains cas, vous pouvez vraiment vous demander si cette injonction s’applique également à notre N+1.

Et si la réponse est négative, c’est comme si une maladie (*) ou une condition spécifique impactait leur comportement.

J’ai listé ici cinq syndromes courants qui affectent certains managers.

Ces syndromes ont en commun le fait que la communication, ou plutôt l’échange, est unidirectionnelle, c’est-à-dire ascendante.

Passons-les en revue :

1️ Tourette

Lorsque la grande majorité des contacts avec votre manager sont liés à votre performance et à celle de l’équipe : « Combien ? Pour quand ? ».

A noter : un CRM bien géré pourrait facilement réduire de moitié ce type d’échange.

2️ Une vision tunnel

Lorsque quelques KPI cachent la complexité du business et que votre manager est aveugle à toute autre information (évolution du marché, éléments liés aux talents, etc.).

3️ Agoraphobie

En bref : « Gérer derrière son bureau » et sa variante « jamais disponible ».

Lorsque les managers rencontrent rarement des clients ou des contacts professionnels. Ils ont également tendance à éviter d’interagir avec leur équipe (autrement que par email), sauf en cas d’absolue nécessité, par exemple lors de réunions déjà planifiées.

4️ Le daltonisme ou cécité aux couleurs

Ils ont tendance à penser que qu' »il n’y a « qu’un seul chemin qui mène à Rome ».

Ne pas être réceptif aux perspectives et aux  » couleurs  » des autres… sauf aux exigences de la direction.

5️ Déconnecté de la réalité

Lorsque votre manager demande à votre équipe déjà très sollicitée de générer 30 % de CA en plus alors que vos prix ont baissé de 20 % et que l’on vous a demandé de réduire votre équipe.

6️⃣ Problème de mémoire de court-terme

Le manager qui promet et change d’avis régulièrement, souvent en fonction des personnes rencontrées, qui ne se tient pas aux engagements pris. S’il est normal d’être flexible et de modifier son appréciation sur des sujets, c’est beaucoup plus problématique s’il s’agit de sujets importants et si cette pratique est structurelle. Ce comportement entraine, au sein de l’équipe, un manque de confiance qui peut se traduire soit par la demande de confirmation des décisions par écrit, voire par l’inaction, dans l’attente d’une prochaine décision, différente, sur le même sujet.

Revenons aux fondamentaux !

Les principales responsabilités d’un manager sont de construire une organisation, une équipe, d’améliorer le potentiel de chacun et d’exploiter tout le potentiel de son entreprise.

Cependant, les managers touchés par ces cinq symptômes réduisent leur rôle de manager à celui  » d’entités de contrôle  » bien loin du rôle de leader.

Les managers décrits ci-dessus pourraient se voir remplacés par des plateformes CRM et BI performantes, et certainement par des applications d’IA efficaces dans un avenir proche.

Alors, que faire si votre manager est affecté par l’un de ces symptômes (parfois tous) ?

Une solution serait de quitter cet environnement.

Cela semble être une option réelle si vous avez essayé de vous adapter, sans succès, et si cela affecte votre bien-être, voire votre santé, et donc vos performances.

Pour apporter une note positive, les managers réellement toxiques sont heureusement rares. Et il est de votre devoir de vous exprimer, plutôt que d’accepter une situation dont vous pensez qu’elle vous affecte négativement, vous et votre équipe.

Avant toute décision définitive, il est toujours recommandé d’avoir une vue d’ensemble et de considérer les causes qui se traduisent par ces symptômes affectant votre manager.

Pour mieux comprendre votre manager et les symptômes, et surtout pour vous adapter, je vous propose la grille de lecture suivante :

1️⃣ Ce comportement peut découler d’une obligation de résultat ou d’un manque d’outils de support (CRM, BI).

2️⃣ Lorsque les KPI sont gérés en « top-down » et que votre manager doit faire des rapports fréquemment. Ce qui laisse très peu de temps pour s’engager dans des interactions réelles.

3️⃣ Lorsque les managers sont « submergés » d’emails, de réunions et d’autres messages exigeants, on attend souvent d’eux qu’ils « sachent tout sur tout ». C’est l’une des premières découvertes que font les managers nouvellement promus lorsqu’ils intègrent leurs nouvelles fonctions.

4️⃣ Les entreprises sont souvent dirigées sur un mode top-down et les managers, tout en faisant partie de l’équipe, font également partie intégrante de l’équipe de direction. La mise en œuvre des plans fait partie de leur travail.

5️⃣ Si l’on excepte le cas des entreprises dirigées par des actionnaires individuels qui n’ont pas toujours l’ambition de croître quoi qu’il arrive, le reste d’entre nous devra se conformer à ce qui a été décidé par votre conseil d’administration. C’est à vous de trouver les moyens d’accroître l’efficacité de votre équipe afin d’obtenir des résultats positifs. Il est toujours possible de discuter avec votre supérieur et de remettre en question les objectifs qui vous ont été assignés, à vous et à votre équipe. En tant qu’expert dans votre domaine, il est essentiel que vous soyez conscient du potentiel (commercial et humain) qu’il peut offrir. Cette conscience signifie que, lorsqu’on vous présente un objectif, vous possédez tous les éléments nécessaires pour engager des discussions fructueuses – et peut-être demander des ressources supplémentaires.

6️⃣ Les managers sont souvent confrontés à des contraintes business ou à des exigences de leur propre management en constante évolution. Ce qui est censé être de la flexibilité peut alors apparaître comme des décisions à court terme et conflictuelles sur le même sujet. Les styles de communication jouent un rôle important dans ce scénario. L’impression laissée par un style de communication souple, par opposition à un style plus formel, lorsqu’il s’agit de décisions changeantes, ne sera pas la même.

Interagir avec votre manager. Quel est votre profil ? Quel est son profil ?

Si vous ne voulez pas que votre échange avec votre manager tourne à la confrontation sur ces points, assurez-vous de bien connaître la meilleure façon d’engager une discussion.

  • Qu’est-ce qui motive votre manager ?
  • Quel est son mandat et que lui demande-t-on ?
  • À quel type de pression est-il soumis ?
  • Quel est son profil et quelle est la meilleure façon de s’aligner ? Quel est son style de communication qui va de pair avec le style de management ? De nombreuses méthodes permettent de repérer les profils (par exemple DISC, Myers Briggs… sans oublier le bon sens).

Ceci étant dit :

  • Quelles sont vos attentes ?
  • Comment allez-vous interagir ?
  • Comment allez-vous « défendre » votre cause ?

Enfin, êtes-vous vous-même immunisé contre ces syndromes ?

 » L’enfer est pavé de bonnes intentions  » et vous avez peut-être contracté l’un de ces symptômes sans même vous en rendre compte.

Soyez toujours vigilant. Demandez régulièrement un retour d’information à votre entourage.

La prescription pour le succès commence avec vous. Agissez maintenant !

👉 Prêt à discuter d’un remède ?

Réservez votre créneau dès maintenant pour discuter de vos défis commerciaux et découvrir des quick wins dans le cadre d’un échange de 30 minutes !

(*) cet article n’a, bien évidemment, pas pour objectif de heurter les personnes réellement affectées par ces syndromes.

© Copyright

Contact Info

© 2022 Created by L’entreprise 3.0